À quoi sert un livret de baptême ?
Préparer un livret de baptême, ce n’est pas toujours aussi simple qu’on l’imagine…
Entre les textes, le déroulé de la cérémonie et les choix à faire, on peut vite se sentir un peu perdu.
Et pourtant, ce livret est un élément essentiel : il accompagne ce moment unique et permet à vos proches de suivre et de partager pleinement cette belle cérémonie.
Dans cet article, je vais vous guider pas à pas pour créer un livret de baptême à la fois clair, harmonieux et à votre image, avec des exemples concrets et des conseils simples à mettre en place.
Le livret est-il obligatoire ?
Le livret de baptême est bien plus qu’un simple document : il permet à vos invités de suivre la cérémonie et de comprendre chaque moment important. Il est particulièrement précieux pour les personnes qui ne sont pas habituées à l’église : il leur donne des repères, les aide à savoir quand se lever, s’asseoir et leur permet de participer plus facilement aux chants et aux réponses, c’est un véritable support pour vivre la célébration. Dans des églises où le son n’est pas toujours optimal, il aide aussi à ne rien manquer des lectures et des prières, participer aux chants et aux refrains. Enfin, lorsqu’il est bien réalisé, il se garde comme un joli souvenir, que l’on peut relire et même réutiliser pour nourrir sa foi. Il n’est donc pas indispensable… mais clairement, c’est une très bonne idée d’en prévoir un, même simple.
Que mettre dans un livret de baptême ?
Lorsque l’on commence à préparer son livret de baptême, on se demande souvent par où commencer..?
Pour vous aider, voici les éléments que l’on retrouve généralement dans un livret de baptême, en suivant le déroulé de la cérémonie.
- Un mot d’accueil
- L’entrée dans l’église
- Les lectures et textes
- Les prières
- Le baptême (moment central)
- Les chants et refrains
- Un mot de remerciement
Cet ordre s’appuie sur le déroulé de la célébration tel qu’il est présenté dans le Rituel romain du baptême, qui guide la structure des cérémonies.
Vous préparez votre livret ?
Pensez à enregistrer cet article dans vos favoris pour le retrouver facilement au moment de créer votre livret. (en haut de l’écran, dans la barre d’adresse, cliquez sur la petite étoile !)
L’accueil à l’entrée de l’église
(1ère partie de la liturgie)
La célébration du baptême commence généralement à l’entrée de l’église (sur le parvis ou selon la météo dans le fond de l’église). Le prêtre ou le diacre accueille l’enfant, ses parents et ses parrains et marraines et le reste de la famille.
C’est un moment important, qui marque l’entrée dans la communauté chrétienne.
Lors de cet accueil, plusieurs questions sont posées aux parents, notamment sur le prénom de l’enfant et leur engagement dans la foi.
Ce moment d’accueil à l’entrée de l’église est riche de sens : il symbolise à la fois l’entrée dans l’église, le bâtiment, mais aussi dans l’Église, la communauté des chrétiens.
C’est une manière de marquer que votre enfant est accueilli et entouré dès le début de la célébration.
Vous pouvez être amenés à dire quel prénom vous avez choisi pour votre enfant, il sera confié au Saint ou au Bienheureux qui porte le même prénom. Si vous avez opté pour un prénom d’une autre culture que la culture judéo-chrétienne, rassurez-vous ! Vous pouvez regarder la vie des grands Saints et des Saintes qui ont été marquants dans la foi chrétienne et choisir librement une personne qui vous inspire : Bienheureuse Mère Térésa de Calcutta qui s’est mise au service des pauvres, Saint Jean-Baptiste qui a eu le courage d’annoncer la venue du Messie au péril de sa vie, Sainte Bernadette de Lourdes qui a eu une confiance en la Vierge et a porté son message de paix etc…
A la suite de cette demande, le célébrant (prêtre ou diacre) fera le signe de la croix sur le front de l’enfant et demandera aux parents, parrain et marraine de faire de même.
Dans votre livret, vous pouvez présenter ce moment sous forme de court dialogue ou en introduisant simplement cette étape pour aider vos invités à comprendre ce qui se déroule :
EXEMPLE :
Accueil à l’entrée de l’église ; Le célébrant accueille l’enfant et sa famille.
Le célébrant (diacre ou prêtre) : « Quel nom avez-vous donné à votre enfant ? »
Les parents : [Prénom]
Le célébrant : « Que demandez-vous pour [Prénom] à l’Église de Dieu ? »
Les parents : Le baptême (ou le baptême dans la Foi Catholique)
Signation : par le célébrant, les parents, le parrain et la marraine
Entrée : Chant + paroles
La liturgie de la Parole (ou le Temps de la Parole)
(2ème partie de la liturgie)
Après l’entrée dans l’église, la célébration se poursuit par la liturgie de la Parole. L’assemblée se réunit devant l’ambon : le pupitre où sont lues les textes bibliques et la Parole de Dieu. La Bible est une Parole Vivante, on peut y trouver un sens actuel et c’est un appui pour la vie chrétienne du futur baptisé. Il n’y a pas de sacrement sans appui sur la Parole.
Lors du déplacement il est conseillé d’entonner un chant sur l’Eglise, l’entrée dans la famille de Dieu ou la Gloire de Dieu.
Le Temps de la Parole est un temps d’écoute et de recueillement, pendant lequel sont proclamés des textes bibliques. Ces lectures permettent d’éclairer le sens du baptême et de nourrir la foi de l’assemblée.
Dans le Rituel du baptême des petits enfants, cette partie occupe une place essentielle et prépare à la célébration du sacrement.
Dans votre livret, cette partie est généralement structurée pour permettre à chacun de suivre facilement les lectures et les temps importants. Les textes sont choisis en amont avec la paroisse ou le célébrant.
La famille est souvent invitée à participer activement à ce moment :
la PREMIÈRE LECTURE est généralement lue par un proche, ce qui permet d’impliquer pleinement les personnes présentes.
Le PSAUME est habituellement chanté. Le refrain peut être repris par l’assemblée, guidée par un animateur de chants ou, en son absence, par le célébrant. Les couplets peuvent être lus ou chantés par un membre de la famille.
L’ACCLAMATION de l’évangile (souvent un Alléluia) marque un temps particulier : elle prépare l’écoute de la parole du Christ.
L’ÉVANGILE est ensuite proclamé par le prêtre ou le diacre. Il occupe une place centrale dans la liturgie de la Parole.
Dans votre livret, vous pouvez préciser les personnes qui interviennent afin d’aider vos proches à se repérer et à participer. Il est également important d’indiquer les références des textes dans votre livret (livre, chapitre et versets). Cela permet aux invités de situer les lectures dans la Bible et de mieux en comprendre le sens ou les retrouver plus tard pour les relire.
Contrairement aux autres lectures, l’Évangile n’est pas lu par un membre de la famille. Dans la tradition de l’Église, il est proclamé par le prêtre ou le diacre, qui ont reçu un sacrement spécifique les appelant à annoncer l’Évangile. Cela souligne l’importance particulière de ce texte, qui transmet directement la parole du Christ.
Après la proclamation de l’Évangile, le célébrant propose une homélie. Il s’agit d’un temps où il explique les textes entendus et en éclaire le sens, en faisant le lien avec le baptême et la vie chrétienne. L’homélie permet de rendre les textes accessibles à tous et d’en souligner le message pour l’enfant baptisé et sa famille. Cette partie n’est généralement pas détaillée dans le livret, mais vous pouvez simplement l’indiquer pour permettre à chacun de suivre le déroulé.
➡️Au cours de la liturgie de la Parole, les participants alternent entre des moments assis et debout. En général, l’assemblée s’assoit pendant les lectures et le psaume, puis se lève pour l’Évangile, qui est un moment particulièrement important.
Ces gestes permettent de marquer les différents temps de la célébration et d’y participer pleinement.
Dans votre livret, vous pouvez également indiquer ces moments pour aider les personnes qui ne sont pas habituées à la cérémonie :
EXEMPLE :
Déplacement devant l’autel ; l’assemblée s’assoit
– Première lecture, lue par [Prénom]
Lecture de (ex : la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 6, 3-5)
[Ce passage évoque le baptême comme une nouvelle naissance et une vie nouvelle en Christ, ce qui en fait un texte particulièrement adapté à cette célébration.]
– Psaume chanté – refrain repris par l’assemblée
Couplets lus par [Prénom]
Ex : “Psaume 22 (23) : Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien”
[Ce psaume est souvent choisi pour un baptême car il exprime la confiance et l’accompagnement de Dieu tout au long de la vie.]
L’assemblée se lève
– Acclamation de l’Évangile (le plus souvent Alléluia, selon la période liturgique)
– Évangile proclamé par le célébrant : (ex) Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 10, 13-16)”
L’assemblée s’assoit
– Homélie
L’assemblée se lève
– Prière universelle refrain chanté, lu par…
Temps de la Parole s’achève avec la Prière universelle. Elle s’inscrit dans la dynamique d’Eglise comme une famille, une communauté : elle exprime la prière de toute l’assemblée et manifeste que l’enfant est accueilli et porté par la communauté.
La Prière universelle
La prière universelle est un moment où l’assemblée confie à Dieu ses intentions de prière : pour l’enfant baptisé, sa famille, mais aussi pour l’Église et le monde. Elle permet à chacun de participer activement à la célébration.
Les intentions peuvent être rédigées par les parents, les proches ou parfois proposées par la paroisse. (Lorsqu’il y a plusieurs baptêmes au cours de la même célébration, la prière universelle est généralement commune à tous les enfants. Les familles peuvent alors soit proposer chacune une intention, soit s’accorder pour rédiger ensemble l’ensemble des intentions, souvent avec l’aide de la paroisse.)
Elles sont ensuite généralement lues par des membres de la famille ou des amis, ce qui permet d’impliquer concrètement les personnes présentes.
L’assemblée se tient généralement debout pendant ce temps de prière.
La prière universelle comprend généralement entre 3 et 5 intentions. Même si elle concerne l’enfant baptisé, elle s’ouvre toujours à des intentions plus larges : pour le monde, pour l’Église et pour tous les hommes. Cette ouverture permet de s’inscrire dans une véritable démarche de foi et de communauté.
Exemple :
L’assemblée se lève
Prière universelle lue par [Prénom] et [Prénom]
– intention 1 : tournée vers la communauté chrétienne, la paix
A la fin de chaque intention l’assemblée répond : Seigneur, nous te prions ou reprend le refrain
Partagez votre trouvaille ! Mettez le blog en favori !
Vous pouvez aussi partager le blog à votre parrain, marraine ou aux proches qui participent à la préparation. Et pourquoi pas leur faire écrire la Prière universelle ?
… maintenant que vous avez la clé pour un livret facile et unique !
La liturgie du Sacrement
(3ème partie de la liturgie)
Après le temps de la Parole, la célébration entre dans le temps du sacrement. Avant le baptême lui-même, plusieurs étapes permettent de préparer ce moment et d’y associer pleinement la communauté présente.
Litanie des saints
Après la prière universelle, la célébration se poursuit par la litanie des saints. Il s’agit d’une prière dans laquelle l’assemblée invoque les saints, en leur demandant de prier pour l’enfant qui va être baptisé.
Cette prière rappelle que l’enfant n’est pas seul : il entre dans une grande famille spirituelle, celle de tous les chrétiens, d’hier et d’aujourd’hui. L’assemblée est généralement debout et répond par une invocation répétée.
Dans votre livret, vous pouvez présenter cette prière sous forme de liste avec une réponse répétée.
Exemple :
Sainte Marie, priez pour nous
Saint Jean-Baptiste, priez pour nous
Sainte Thérèse, priez pour nous
Il est possible de choisir certains saints en lien avec le prénom de l’enfant, des parents, parrain, marraine, frères, sœurs.
mposition des mains
Après la prière universelle, le célébrant impose les mains sur l’enfant.
Ce geste, très ancien dans la tradition chrétienne, exprime la bénédiction et la présence de l’Esprit Saint. Il marque la protection de Dieu sur l’enfant et prépare à la suite du sacrement. L’assemblée est généralement debout pendant ce moment, dans une attitude de prière.
Dans votre livret, cette étape peut être simplement mentionnée pour permettre à chacun de suivre la célébration.
EXEMPLE :
“Imposition des mains par le célébrant”
La prière d’exorcisme* et l’onction
Après l’imposition des mains, le célébrant prononce une prière appelée “prière d’exorcisme”.
* Ce terme peut surprendre, mais il ne faut pas s’en inquiéter : il s’agit simplement d’une prière qui demande à Dieu de protéger l’enfant du mal et de l’aider à grandir dans le bien. Cette prière rappelle que le baptême marque un chemin de vie, orienté vers la lumière et l’amour.
L’onction d’huile Sainte
Le célébrant fait ensuite une onction avec l’huile des catéchumènes, en traçant un signe de croix sur la poitrine de l’enfant. Cette huile, utilisée depuis l’Antiquité, ne s’efface pas facilement : elle marque. Elle rappelle que le baptême laisse une trace durable dans la vie de l’enfant.
Dans la Bible, l’huile est aussi le signe de la consécration : elle était utilisée pour oindre les rois, les prêtres et les prophètes. Par ce geste, l’enfant est ainsi consacré et appelé à grandir dans la foi, à la suite du Christ.
Ce geste symbolise la force donnée par Dieu pour grandir dans la foi. Dans votre livret, vous pouvez simplement mentionner cette étape sans entrer dans les détails.
EXEMPLE :
“Prière d’exorcisme et onction avec l’huile des catéchumènes”
La bénédiction de l’eau
Le célébrant bénit ensuite l’eau qui sera utilisée pour le baptême. Dans la tradition chrétienne, l’eau évoque la vie, la purification et le passage vers une vie nouvelle, à la suite de Jésus, passé par la mort et la résurrection.
Par cette bénédiction, elle devient le signe du baptême.
La profession de foi baptismale
Après la bénédiction de l’eau, les parents, le parrain et la marraine sont invités à exprimer la foi de l’Église au nom de l’enfant. Souvent celui-ci est encore trop jeune pour le faire lui-même, ce sont eux qui s’engagent à sa place.
Cette profession de foi est un moment essentiel : elle rappelle que le baptême est un acte de foi, et qu’il engage toute la vie chrétienne. Elle s’inscrit dans la continuité du baptême des premiers chrétiens, qui affirmaient leur foi avant de recevoir le sacrement.
Le célébrant pose une série de questions, auxquelles les parents, le parrain et la marraine répondent ensemble, généralement par “Je renonce” et “Je crois” puis l’assemblée répond à son tour. Cela explique aussi pourquoi au moins le parrain ou la marraine doit être baptisé : en répondant à la profession de foi, il s’engage à accompagner l’enfant dans sa vie chrétienne et à l’aider à grandir dans la foi. Il ne s’agit donc pas seulement d’un rôle symbolique, mais d’un véritable engagement.
Dans votre livret, vous pouvez reprendre les questions et réponses pour permettre à chacun de suivre et de s’unir à cette profession de foi.
EXEMPLE :
Renonciation au mal
« Renoncez-vous au mal ? »
— Je renonce
[…]
« Croyez-vous en Dieu, le Père tout-puissant… ? »
— Je crois
Le geste de l’eau
Le geste de l’eau est le moment central de la célébration. Le célébrant verse de l’eau sur la tête de l’enfant en prononçant ces paroles : « [Prénom], je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
La cuve de baptême dans laquelle est versée l’eau porte plusieurs noms : baptistère, fonds baptismaux, cuve baptismale. Quelle que soit sa forme ou son placement dans l’église, elle garde la même fonction, si ce n’est que certains sont creusés dans le sol : c’était pour les baptêmes par immersion : entièrement plongés dans l’eau. Aujourd’hui cela se fait toujours mais de manière plus fonctionnelle.
Le baptême peut se vivre de deux manières :
— par ondoiement, lorsque l’eau est versée sur la tête de l’enfant (le cas le plus fréquent)
— par immersion, lorsque l’enfant est plongé dans l’eau (plus rare, mais très symbolique)
Dans votre livret, vous pouvez mettre en valeur cette étape, par exemple en isolant la formule du baptême.
EXEMPLE :
“Geste de l’eau
Le célébrant : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit »
L’assemblée répond : « Amen »
L’onction avec le Saint Chrême
Après le geste de l’eau, le célébrant fait une nouvelle onction, cette fois avec le Saint Chrême, une huile parfumée consacrée par l’évêque. Il trace un signe de croix sur le front de l’enfant.
Cette onction est différente de celle reçue au début de la célébration : elle ne prépare plus au baptême, mais en manifeste pleinement les effets. Elle signifie que l’enfant est désormais consacré à Dieu et qu’il participe à la mission du Christ, prêtre, prophète et roi.
prêtre : apprendre à se tourner vers Dieu et à vivre en relation avec lui
prophète : témoigner de l’amour de Dieu autour de soi, par ses paroles et ses actes
roi : apprendre à aimer, servir et prendre soin des autres
C’est un appel à grandir tout au long de sa vie.
Dans la mesure du possible on n’essuie pas l’onction d’huile afin qu’elle pénètre le jeune baptisé car elle symbolise la lutte contre les douleurs, la force (les lutteurs par exemple ne sont pas faciles à faire tomber quand ils sont enduits d’huile comme le sera le jeune baptisé face au mal), c’est l’Esprit Saint qui est présent dans cette huile et imprègne profondément comme l’huile sur un linge, c’est un symbole de royauté comme le Christ est Roi au Royaume des Cieux.
La remise du vêtement blanc
Après le baptême, l’enfant reçoit un vêtement blanc. Ce vêtement symbolise la vie nouvelle reçue au baptême : il exprime la pureté du cœur et le fait d’avoir “revêtu le Christ”. Il rappelle que l’enfant entre dans une vie nouvelle appelée à grandir dans la lumière et dans l’amour.
Ce geste est souvent accompli par la marraine qui dépose le vêtement sur l’enfant. Cela manifeste concrètement son rôle : accompagner l’enfant dans sa vie chrétienne et veiller à ce qu’il grandisse dans la foi.
Dans votre livret, vous pouvez préciser qui remettra le vêtement.
EXEMPLE :
“Remise du vêtement blanc par la marraine” [Prénom]
Le Rituel du baptême des petits enfants n’impose pas de forme particulière pour ce vêtement. Le droit canonique ne fixe pas non plus de tenue spécifique. Il peut donc s’agir d’une tenue très simple, choisie avec soin par la famille.
– un vêtement blanc traditionnel
– un petit gilet ou une cape de baptême
– un lange ou un tissu blanc symbolique
– un accessoire comme un bonnet de bébé
L’essentiel est de garder le sens du geste plus que la forme.
La remise de la Lumière
Après la remise du vêtement blanc, un cierge est allumé au cierge pascal. Cette lumière est ensuite transmise à la famille. Elle symbolise la lumière du Christ, que l’enfant reçoit et qu’il est appelé à faire grandir tout au long de sa vie.
Le cierge est généralement remis au parrain. Quand l’enfant est encore trop petit, c’est lui qui reçoit cette lumière en son nom. Il en devient le garant, avec les parents, en s’engageant à l’aider à grandir dans la foi. Cette lumière est appelée à être transmise à l’enfant lorsqu’il grandira, notamment à travers son éducation chrétienne, et pourra être reprise lors des grandes étapes de sa vie de foi, comme sa première communion ou allumée à chaque anniversaire de baptême.
Dans votre livret, vous pouvez préciser qui reçoit le cierge.
EXEMPLE :
“Remise du cierge ; cierge allumé par le parrain [Prénom]
Chant d’acclamation
Il exprime la joie de l’assemblée. Il marque une transition : l’enfant vient d’être baptisé, il entre dans la vie chrétienne. L’acclamation permet donc à toute la communauté de reconnaître et célébrer ce passage, en rendant grâce à Dieu pour ce nouveau baptisé. C’est un chant généralement court, lumineux et facile à reprendre, qui souligne la dimension festive du sacrement et l’accueil de l’enfant dans l’Église.
Exemple :
Chant d’acclamation : Tu es devenu enfant de Dieu
Prière de l’Église : Notre Père
Si la cuve baptismale n’est pas devant l’autel, l’assemblée se déplace de nouveau : Accueil au fond de l’église, temps des lectures devant l’autel, rites du baptême à la cuve baptismale puis de nouveau prières devant l’autel : cela symbolise un passage : le catéchumène (demandeur du sacrement) est devenu un baptisé, il peut prendre part au repas du Seigneur, c’est le 2è sacrement auquel il est appelé : l’Eucharistie, ce sacrement prend forme sur l’autel, table de sacrifice du Christ. Le nouveau baptisé est invité toute sa vie à prendre part à ce repas, c’est pourquoi le rituel du baptême continue à cet endroit.
Le Notre Père est la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples : en la priant ensemble, l’assemblée manifeste que l’enfant entre dans la grande famille des enfants de Dieu.
Dans votre livret, vous pouvez indiquer : Prière de l’Eglise, Notre-Père ou écrire la prière complète.
Exemple :
Prière : Notre Père, qui es au cieux, que ton nom soit sanctifié… etc.
La liturgie de l’Envoi
(4ème et dernière partie de la liturgie)
Le temps de l’envoi marque la conclusion de la célébration.
La bénédiction et l’envoi dans le monde
Le célébrant donne la bénédiction finale, en confiant l’enfant, ses parents et toute l’assemblée à Dieu. Par cette bénédiction, chacun est envoyé vivre concrètement ce qui a été reçu : grandir dans la foi, aimer et servir dans la vie quotidienne.
Le baptême ne s’arrête pas à l’église : il marque le début d’un chemin. L’enfant est appelé à grandir dans la foi, entouré de sa famille, et à vivre en chrétien dans le monde. Cet envoi rappelle que chacun est invité à faire rayonner la lumière reçue, dans sa vie quotidienne. Ce moment ouvre la célébration vers la vie.
A la suite de la bénédiction finale, l’assemblée prend un chant d’envoi dont les paroles expriment l’envoi dans le monde. (ex : allez par toute la terre, je suis dans la joie ou Comment ne pas te louer)
EXEMPLE :
L’assemblée se lève
Bénédiction finale
Le célébrant : “Que Dieu tout-puissant,
Père de notre Seigneur Jésus Christ,
vous bénisse et vous garde dans son amour.
Qu’il vous accompagne chaque jour
et vous guide sur le chemin de la vie.
Et que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père, le Fils et le Saint-Esprit.”
L’assemblée : Amen »
Chant d’envoi : Comment ne pas te louer + paroles
Bénédiction des objets religieux
La signature des registres
La signature des registres officialise le baptême dans les registres de l’Église. Les parents, le parrain et la marraine sont invités à signer ce document, qui atteste que le sacrement a bien été célébré. C’est un geste simple mais important : il inscrit l’enfant dans la communauté chrétienne de manière visible et durable.
La dévotion mariale – prière à la Vierge Marie
Il est parfois proposé de conclure par une prière à la Vierge Marie, ou par un chant. Ce moment permet de confier l’enfant à la protection de Marie, figure de confiance et d’accompagnement dans la tradition chrétienne.
Cette prière rappelle que l’enfant est entouré, non seulement par sa famille et la communauté, mais aussi par la prière de l’Église.
L’assemblée est généralement debout ou peut s’asseoir selon les habitudes. Il est aussi de coutume de porter des fleurs blanches aux pieds de la statue de la Vierge.
Ce moment est souvent plus libre et peut prendre une forme chantée.
Dans votre livret vous pouvez écrire la prière complète, indiquer le déplacement s’il a lieu ou le nom du chant.
EXEMPLE :
“Prière à Marie”
La famille se déplace devant la Statue de Notre-Dame de Lourdes
chant : la première en chemin + paroles
Bénédiction finale
Bénédiction des objets pieux
Signature des registres
Les « petits plus »
pour rendre votre livret unique
La couverture du livret :
Les infos qui figurent habituellement :
– le prénom de l’enfant
– la date
– le nom de l’édifice et la commune
– le nom du célébrant « Sacrement donné par Père Nom – Abbé Nom – Philippe, diacre de la paroisse, etc…
– une image pieuse (icône, croix, colombe, le Saint Patron…)
La couverture intérieure du livret :
Vous pouvez présenter le prénom de votre enfant : sa signification, l’histoire de son Saint Patron…
Les remerciements :
Il est de coutume de finir le livret par quelques remerciements : votre célébrant, l’équipe paroissiale de préparation, l’équipe liturgique qui ouvre, accueille et installe le mobilier, les témoins, parents, les personnes qui ont pris part à la célébration en lisant ou faisant de la musique…
La quête
Elle permet de soutenir la vie matérielle de l’Église et de participer concrètement à son fonctionnement (entretien des lieux, actions pastorales, vie de la communauté). C’est un don libre, qui s’inscrit dans une démarche de partage.
Elle est généralement réalisée à la sortie de l’église, ou pendant un chant, parfois en même temps que la signature des registres. Dans le livret vous pouvez indiquer
“Une quête sera proposée à la sortie de l’église”






